... on découvre l’oryctérope

L’ory…quoi ? Vous pensiez connaître une grande partie des animaux de cette planète ? Et bien, vous ne connaissiez sans doute pas celui-ci : l’oryctérope, ce mélange bizarre entre des oreilles d’âne, un nez et une longue langue de fourmilier, un corps de cochon, une queue et des postérieurs de kangourou, des grandes griffes en forme de pelles (4 à l’avant, 5 à l’arrière) pour creuser  et quelques poils. Partons à sa découverte.

Il est très difficile d’apercevoir la bête car elle passe ses journées dans les galeries qu’elle a creusées. Elle sort plutôt la nuit. J’ai découvert son existence lors d’un voyage en Namibie. Mon chéri et moi allions rendre visite à nos amis qui vivent là-bas. Il les a rencontré en faisant du volontariat l’été précédent dans leur refuge. Erika est vétérinaire. A son cabinet, elle s’occupe des chiens, des chats, des vaches, du classique… Mais parfois, on lui amène des animaux plus exotiques dont elle ne pouvait pas s’occuper. Elle n’avait pas de lieu adapté. Elle a donc décidé de créer un refuge chez elle sur son terrain de 500 hectares. Ça vous parait immense ? En effet, mais c’est une taille « normale » pour une propriété là-bas.

L’histoire a commencé en 2014 avec un chat puis un porc-épic retrouvé sur sa mère morte. Aujourd’hui, le porc-épic a fondé une famille et rend des visites nocturnes à Erika. Ainsi, elle a pu soigner puis relâcher sur ses terres des chouettes, des aigles, des hérissons, un phacochère, une chauve-souris, une biche, un iguane, des genettes ou encore des mangoustes…

Erika et ET, l’oryctérope

Mais revenons-en à nos moutons, à notre bestiole, enfin à l’oryctérope. C’est la mascotte du refuge. En septembre 2015, on a amené à Erika un bébé oryctérope trouvé en train de se reposer sur la roue d’un camion à 600kms de là. Le chauffeur a en la bonne idée de vérifier ses pneus, sinon il lui aurait roulé dessus. Erika s’est occupé nuits et jours de celui qu’elle a nommé ET (vous comprenez pourquoi). Elle l’emmenait tous les jours à son cabinet. Elle l’a habituée à ses chiens et chats. Pendant un temps, il a dormi dans le placard de sa cuisine car pour lui, c’était comme un terrier.

Puis, le moment est venu de le relâcher. Et là, surprise ! ET revenait le matin pour réclamer son petit-déjeuner : des céréales à la banane ! Depuis, il revient moins souvent. Mais Erika dépose chaque soir un son met préféré dans l’espoir de le voir lors d’une visite nocturne.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le refuge d’Erika, sur ET et les autres animaux recueillis, c’est sur le site de ZURI Orphanage.

oryctérope

ET revient de temps à autre pour déguster son met préféré : des céréales à la banane !

On sait très peu de choses sur l’oryctérope. C’est un mammifère, seul représentant encore vivant de l’ordre des tubulidentés. Son nom en afrikaans « aardvark  » signifie « cochon de terre ». Toujours à l’affût du danger, il est nocturne, discret et se nourrit principalement de fourmis et de termites. Il vit en Afrique sub-saharienne, là où le terrain meuble est adapté pour creuser ses terriers. Animal plutôt solitaire, il vit cependant bien en groupe quand il est en captivité où il peut atteindre 23 ans. La gestation dure 7 mois. Il pèse entre 60 et 80kg. La vue de l’oryctérope est mauvaise, mais son ouïe et son odorat sont très développés.

On peut en voir quelques uns dans certains zoos. Leur enclos est éclairé la nuit et assombri le jour pour que le visiteur puisse les observer. A l’aide de sa longue langue enduite de salive gluante (environ 30 cm), il peut avaler jusqu’à 50 000 termites en une nuit !

Un autre oryctérope dont Erika s’est occupé mais qui est mort suite à des problèmes cardiaques

Beaucoup de fermiers considèrent l’oryctérope comme une nuisance à cause des tanières et des tunnels qu’il creuse. Pourtant, il a un intérêt écologique essentiel. En mangeant les termites, il aide à réguler leur nombre et à ce qu’il y ait assez d’herbe restante pour les troupeaux. Il facilite la vie d’autres espèces animales qui utilisent ses terriers abandonnés ou n’ont pas les griffes nécessaires pour s’attaquer au monticule des termitières.

L’espèce n’est pas considérée comme menacée, mais dans certaines régions leur nombre a été considérablement réduit en raison des activités humaines et la destruction de son habitat. Parfois, l’oryctérope est chassé pour sa viande, sa peau, ses dents et ses griffes pour des pratiques animistes ou de la médecine traditionnelle. Erika cherche à convaincre les fermiers de l’utilité de cet animal à travers son expérience avec ET.

Pour le projet 52 – 2018, Ma voulait quelque chose de bizarre. Trouvez-vous que je suis bien dans le thème ?

Erika nous a offert un exemplaire de sa mascotte. Il nous suit en voyage, comme ici sur un arbre pétrifié en Namibie.

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Espace de discussion

lylytop

Dans le thème a 200%.
je ne connaissais pas et voilà appris beaucoup de choses ce matin bien je ne vais pas tout retenir mais maintenant je connais son existence, et bien sur on trouve l’homme et sa passion de destruction
bises amicales
lyly

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Ma'

Ca pour être bizarre, il est vraiment bizarre… mais attachant aussi !

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isabelle

Ca c’est sûr ! il est bizarre cet animal ! On dirait qu’il a été crée à partir de plusieurs « échantillons » d’autres animaux !

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SYLVIE

Parfaitement, tu l’étais déjà avant la dernière photo !
j’ai appris plein de choses… c’est bien aussi.
Bon dimanche.

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CathyRose

Merci à toi pour la découverte, c’est la toute première fois que j’entends parler de ce petit animal !
Belle soirée
Cathy

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Cigalette 106

Ah là pour sûr tu est 100% dans le vif du sujet, car pour être bizarre il est bizarre cet animal merci bonne semaine

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Merci de laisser un petit mot, cela fait toujours plaisir !

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