... j’ai vécu ma pire expérience de volontariat

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Il existe de nombreuses formes de volontariat dans des domaines très variés. Bien sûr, on peut proposer son aide localement. Mais si on cherche plus loin, cela se passe au départ par Internet. On a beaucoup entendu parler du WWOOFING qui propose d’aller aider dans des fermes principalement. Ensuite, d’autres sites ont vu le jour (Workaway, HelpX, Rempart…) qui ont étendu les possibilités. Ils mettent facilement en relation des volontaires et des personnes en recherchant pour diverses missions. Mais il y a aussi le culot qui peut permettre de trouver un bon plan… ou le pire !

Conseils :

Vous avez peut-être déjà cherché à faire du volontariat en France ou à l’étranger. Les possibilités sont très nombreuses. Beaucoup sont alléchantes. Il faut déjà définir où, quand et quelles tâches on souhaite effectuer. Souvent, dès que des animaux ou des enfants font partie du projet, c’est le désenchantement. On vous demande de payer pour aider ! Parfois, c’est justifié et les sommes sont raisonnables. D’autres fois, c’est malheureusement un business qui exploite la culpabilité des gens. Renseignez-vous bien sur le sérieux de l’organisme. Demandez à quoi va servir votre argent. Cherchez des témoignages de bénévoles qui sont déjà allés sur place.

ciel orange

Ciel présageant du pire…

Les sites internet cités précédemment proposent de tout. Pour les avoir testé moi-même, je peux vous dire que parfois ça marche, surtout si vous avez une compétence particulière à apporter. Mais souvent, vous n’aurez pas de réponse. C’est un peu comme postuler à une offre d’emploi. Alors quand on a pas de réponse aux offres proposées, on cherche sur des sites plus spécialisés ou on fait des candidatures spontanées. C’est ce que j’ai fait pour trouver du volontariat au Costa Rica, en Afrique du Sud ou en Italie par exemple.

Mais vous n’êtes pas venu lire cet article pour avoir de belles histoires ! Vous voulez du croustillant. Je vous raconte ma pire expérience de volontariat.

Lors d’une période de transition dans nos vies, mon chéri et moi sommes partis 3 mois en Amérique centrale. Nous n’avions pas de moyens financiers démesurés. Nous ne voulions pas bouger tous les jours pour en voir le maximum. On a donc fait le choix de partir en volontariat pour découvrir plus en profondeur 3 endroits et y rencontrer les locaux. Après de nombreuses recherches, en passant par tous les moyens cités ci-dessus, on a trouvé 2 missions au Costa Rica et une au Panama pour un petit mois chacune avec un peu de tourisme prévu pendant et entre les différents projets.

La première expérience a été top avec de belles rencontres. La deuxième fut moins bien mais correcte tout de même. La troisième fut la pire.

Notre mission (en théorie) :

Nous devions retrouver un gars qui faisait des balades à cheval au pied du volcan Baru, au Panama donc. On avait trouvé son contact via Facebook. Mon chéri devait lui faire son site Internet et moi l’aider avec les chevaux et les touristes.

Dans la réalité :

La veille de la rencontre, nous avions peu dormi. Nous avions réservé une chambre dans un hôtel pourri car on n’avait trouvé rien d’autre. Le personnel était tout bourré et bruyant jusque tard dans la nuit. Nous étions les seuls clients. Notre minuscule chambre puait l’humidité, les draps étaient sales et surtout, une colonie de termites y avait élu domicile ! C’est la pire chambre d’hôtel où j’ai été. On s’est permis de piquer des draps propres et prendre une douche dans une chambre plus luxueuse sans rien dire…

Lit collé à la termitière en construction

Nous rencontrons enfin notre hôte. L’homme est sympathique. Il nous emmène manger au restaurant. Là, il nous explique qu’on va aller faire les courses pour la semaine car notre logement est un peu loin de la ville de Boquete. On ne sait pas trop quoi acheter car on n’a pas vu la cuisine. Il règle le tout et nous prête même un téléphone pour l’appeler en cas de besoin.

Ensuite, nous partons pour un bon bout de route. Effectivement, on n’est pas du tout près de la ville. On arrive enfin à un village qu’on traverse. Puis la voiture s’engage sur un chemin tout boueux, non carrossé pour finalement s’arrêter devant une maison en construction. Mon chéri et moi sommes perplexes. Il pleut des cordes. On se précipite à l’intérieur avec nos courses et nos sacs à dos. Je vous laisse regarder les photos pour voir notre logement.

maison pourrie pire hébergement

Vue depuis le « salon/ cuisine ». Derrière le bout de mur se trouvait un lit emprunté à un hôtel.

pire salle de bain

La « salle de bain » qui ne fournissait que de maigres filets d’eau

L' »arrière-cuisine », pratique pour faire la vaisselle et la lessive quand il pleut à saut en continu

pire cuisine

La « cuisine » avec son réchaud parfait pour se concocter de bons petits plats. Dommage qu’on avait que des couteaux mais pas de fourchettes…

Comme si notre déception n’était pas assez grande, le gars nous annonce qu’en fait notre mission va consister à nettoyer les selles pour les chevaux ! 3h par selle le matin et l’après-midi libre. Donc en fait pas de site car il n’y a pas de connexion Internet et pas de balade à cheval car il fait un temps de m… ! Sauf que mon chéri a besoin d’Internet pour des raisons professionnelles et que vu les trombes d’eau qui tombent et qu’on est au milieu de nulle part, on va pas profiter du temps libre… Nous somme abasourdis. On ne sait pas quoi dire. Notre « hôte » s’en va.

Le bruit de la pluie sur les tôles du toit est assourdissant. Il ne va pas cesser avant 2 h du matin. Pendant ce temps, nous réfléchissons à notre situation. Au début, on se dit qu’on va quand même tenter quelques jours. Puis plus les heures passent, plus la motivation faiblit. Dans la nuit, on prend la décision de partir dès la première heure. On laisse les courses et le téléphone avec un message disant qu’on ne peut pas rester dans ces conditions.

Conclusion :

Le lendemain matin, dès l’aube, ayant encore peu dormi, nous voilà parti à pied avec nos sacs à dos le long du chemin boueux et isolé. Arrivé au village, la chance nous sourit. Un taxi nous conduit à l’un des rares bus qui passent par là. Direction le Costa Rica. On repasse la frontière panaméenne. Le soir même, nous dormirons à Puerto Viejo de Talamenca où nous avions fait notre premier volontariat. Au final, à la place de cette troisième mission, nous avons voyagé pendant un mois au Nicaragua qui était plus accessible financièrement.

Et vous, avez-vous déjà fait du volontariat ? Ça s’est passé comment ? Vous avez eu des expériences foireuses comme celle-ci ? Ou pire ?

L’idée de cette article n’est pas de vous dissuader de partir en volontariat. Au contraire, je vous y encourage ! Renseignez-vous juste bien avant de partir pour tenter d’éviter les mauvaises surprises.

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Espace de discussion

sabine cohen

En effet une personne averti en vaut deux ! Vous avez bien fait de prendre vos jambes à votre cou. J’ai déjà fait du bénévolat, mais jamais de volontariat.

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CathyRose

Bon mais il est où le champignon pour Ma’ …? 😉
Alors moi j’ai fait du bénévolat dans une école et une maison de retraite, autour des livres et de la lecture, mais je suppose que ça n’est pas la même chose que du volontariat …? En tous cas vous vous en souviendrez …
Belle soirée
Cathy

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Fanny

Et non, je n’ai pas participer cette semaine au projet de Ma. Je n’avais pas grand chose à raconter sur le sujet. Alors, j’ai parlé de complètement autre chose.

SYLVIE

Surprise surprise et pas forcément agréable ! Bénévolat pour moi pendant près de 20 ans mais pas de volontariat ! A quelque chose malheur est bon, vous avez découvert un autre pays !
Bon dimanche.

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Fanny

Avec du recul, ça fait des souvenirs et ça nous a effectivement permis de découvrir le Nicaragua qui nous a bien plu.

Pierrette Richard

Hallucinant les conditions matérielles dis donc! Vous avez eu raison de partir, il y en a qui ne doutent de rien!
J’ai été Présidente d’une asso en France, mais n’est plus vraiment fait de bénévolat sur le long terme depuis.
J’avoue que cela me manque parfois.

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